Un pilote virtuel passionné, Raynald (qu'il soit ici remercié), vient de me faire parvenir son compte-rendu de sa Traversée de la Manche à bord du Blériot XI. Félicitations pour ce vol et encore merci pour nous faire partager si joliment ton aventure !
" Décollage au petit matin, le ciel est bas et la fraicheur se fait ressentir, malgré que mon vol soit virtuel. Cette brume n'est pas des plus rassurante, surtout en découvrant l'appareil (c'est la première fois que je vole sur un Blériot) et la panoplie impréssionnante d'instrument de vol qui se résume à......une montre. Je pensais trouver une boussole, mais non.
Malgré ces découvertes inquiétantes et vu que de toute façon je ne risque pas grand-chose devant mon PC (en vol réel, je ne me serais pas lancé dans cette aventure avec une météo et un appareil de ce genre) je décide de décoller. Après quelques dizaines de mètres, je m'aperçois que le moteur est soit en marche, soit arrêté. Cet appareil me réserve-t'il encore des surprises de ce genre ?
Je parviens, tout de même, à prendre les airs et assez facilement je dois dire. Le modèle de vol me surprend (dans le bon sens), je m'attendais à plus compliqué, même si je m'aperçois assez rapidement que le palonier est à oublier (dans les airs, tout du moins), vu le peu de correction possible.
Après avoir quitté la cote, je me laisse surprendre par un vent de travers, qui me fait l'effet d'une feuille dans le vent. Il est vrai qu'il n'est constitué que de bois et de toile, il faudra que je m'en souvienne pour le reste du vol.
Au millieu de la Manche, Blériot ne devais pas en mener large, car la non-vision du moindre repère est très angoissante, la brume partout et l'eau en dessous, sans compter le fait que ce n'est pas l'instrumentation à bord qui va aider à se repérer. Je reste vigilant sur les vents de travers pour ne pas dévier de trop.
Quand les côtes britanniques apparaissent enfin, c'est le soulagement, je ne sais absolument pas ou je me trouve, vu que je me suis mis en condition "réelle" (pas de carte ! Juste un repérage avant le décollage). J'admire le paysage et la côte se dessiner lentement quand je me rend compte que
l'atterrissage va être compliqué au vu des arbres et du relief sans compter le fait que je ne peux pas jouer sur le moteur pour ralentir (je n'ai pas osé le couper car je ne connaissais pas ses capacités à planer).
Je trouve une prairie et décide de m'y poser. L'approche est un peu brouillonne mais je touche le sol sans trop de peine. C'est là, que je m'aperçois que cet appareil me réserve encore des surprises. Je coupe le moteur et me jete sur le frein....ha ! Il n'y a pas de frein non plus !!!
Bon je laisse filer en me disant que l'inertie de l'appareil ne doit pas être enorme vu sa masse. Dernière frayeur, un arbre est en plein sur ma trajectoire, ne sachant pas si l'appareil allait stopper avant, je décide de corriger doucement ma trajectoire avec le palonnier, mais l'appareil prend de la gîte sur la droite et l'aile manque de toucher le sol, j'ai eu le reflexe de corriger juste à temps et l'appareil s'immobilise dans la campagne anglaise.
Je contrôle la carte et je constate, avec étonnement, que je n'ai presque pas dérivé. Merveilleuse expérience, qui me donne l'envie de participer à la course Paris-Madrid (en cours au moment ou j'écris ce message).
Bravo encore pour cette initiative, de nous faire découvrir ou redécouvrir les pionniers de l'aviation sans qui nous ne partirions pas aussi facilement en vacances au soleil et sans qui un colis ne ferait pas le tour de la planète en 24h.
Bravo également à l'auteur du modèle, cet appareil est de très très bonne facture, du modèle de vol aux sons du moteur en passant par les textures.
A bientôt "
L'auteur du modèle est Jean-Michel Castagné. Je profite de cette occasion pour annoncer qu'il vient de sortir une dernière version de son Blériot XI (modélisation du pilote).
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